|
Fabrication initiale de peignes
A partir de lattes de bois (buis,hêtre, charmille) les premiers peignes (râteaux, démêloirs,décrassoirs ) étaient réalisés manuellement par le même ouvrier (peigneux) , en utilisant des outils rudimentaires (scies du genre égoïne,râpes,…).
Puis vint l'utilisation de la corne ,avec de nouvelles méthodes de travail: Aplatissage de la corne à l'eau bouillante et serrage sous presse à coins ,puis à vis. Planage des cornes afin d'obtenir une épaisseur régulière en employant une sorte de grosse râpe à une seule denture. Rognage , c'est à dire découpage de la forme extérieure de l'objet aux moyen d'emporte pièces en fer forgé et de presses à toc ou à balancier.
La denture était taillée manuellement.
Fabrications mécanisées de peignes et d'ornements de coiffure
Elles ont facilitées la tâches des façonniers en peignes et permis des réalisations nouvelles (ornements de coiffures, fermoirs de sacs à main… ) avec l'arrivée des plastiques de synthèse tels que le nitrate de cellulose (celluloïd), la caséine formolée (galalithe), puis l'acétate de cellulose plus connue sous l'appellation " rhodoïd ": Le mandrin à canneler, puis le tour à canneler sont alors utilisés pour les "passes" de fraisage en employant des fraises cylindriques ou de formes diverse , de grain d'orge…
La scie sauteuse (scie alternative) remplace avantageusement le "montant" pour obtenir des "ajours" décoratifs plus ou moins complexes.
Les machines (presses) à rogner supplantent les presses manuelles et permettent l'emploi d'emporte pièces à lames.
Une machine à fraiser dénommée "machine à mettre à façon"donne le profilage de l'extrémité des dents ; elle est utilisée pour usiner le baguettage (machine à bagueter).
Le taillage des dents de peignes se fait alors au moyen d'une machine à "couper aux fraises" qui permet de couper, un par un , les intervalles entre deux dents par l'emploi d'une scie circulaire.
La machine à "furguer" permet d'obtenir rapidement le chanfrein de fond de l'entre dents . Jusqu'alors , l'espace entre deux dents de peignes étaient réduit en copeaux (cornaille) d'où l'idée d'utiliser cet espace pour obtenir la dent d'un deuxième peigne (entre coupage).
La coupe du plastique se faisait à chaud en utilisant de fines lames d'acier , mues par des systèmes mécaniques astucieux pouvant éventuellement couper, en une seule opération, les deux dentures d'un démêloir (machine à entrecouper );pour ce genre de peignes , la mise à façon se fait après la taille des dents par meulage, le furguage se réalise au tour à canneler (gothiquage), en même temps que le passage au fraises. Le baguettage est remplacé par la fausse baguette.
Grâce à l'évolution des techniques d'usinage en mécanique, des moules furent réalisés pour obtenir, d'un seul coup de presse, le découpage et le formage à chaud de certains types de peignes (touffes, peignes nuque, barrettes…)qualifiés de "moulés".Ces presses à mouler étaient comparables aux presses à rogner, souvent plus puissantes,mais elles marquaient un temps d'arrêt au moment du pressage pour permettre au plastique de refroidir .
Par contre, les procédés manuels de travail ont peu évolués (ponçage, courbage, polissage, décoration de certains articles à la poudre d'or ou d'argent, pose de pierres fines, similis, calottes,…)seuls la machine à poncer et les tonneaux à poncer ont allégé le travail du ponceur.
Fabrications nouvelles de peignes et ornements de coiffure
Dès les années 1930,des Oyonnaxiens eurent l'idée de propulser de la matière fondue dans des moules fermés et refroidis afin d'obtenir directement des peignes finis. Les premiers essais avec du celluloïd furent le plus souvent catastrophiques.
L'utilisation de déchets de fabrications en acétate de cellulose était plus prometteur bien que la qualité de cette matière n'était pas appropriée à ce genre de travail. Les progrès de la chimie ont permis une évolution très rapide de cette technique dite "injection".
Les premiers peignes injectés à Oyonnax furent des "Touffes" des démêloirs et des peignes de poche; d'abord fabriqués en acétate de cellulose , ils furent injectés en polystyrène ordinaire (Trolytule en provenance d'Allemagne) vers les années 1940, puis on employa le "polystyrène choc",ainsi que les polyamides (Nylon).
Autres fabrications oyonnaxiennes
Elles sont très nombreuses et ont progressé avec l'évolution des matières premières (plastiques) et des matériels (machines, outillage…) Par ordre chronologique et suivant l'importance des quantités produites, nous pouvons notamment citer: Les jouets (poupées, baigneurs,hochets, voitures miniatures,yoyos…) obtenus par moulage,soufflage, injection…en toutes matières .
Les boutons pour vêtements, les boucles de ceinture façonnées mécaniquement et manuellement à partir de galalithe où moulés par compression de plastiques thermodurcissables.
Les articles ménagers , sanitaires…qui ont tenu une place importante dans la mise en œuvre des plastiques à Oyonnax -assiettes, gobelets… injectés en thermoplastiques,équipements de salles de d'eau , de toilettes…également réalisés en thermodurcissables .
Lunettes optiques, solaires, de sports, initialement moulées en celluloïd furent ensuite façonnées manuellement puis usinées mécaniquement , y compris au moyens de machines à commande numérique, à partir de plastiques en plaques. Les lunettes solaires et surtout les lunettes de sport sont plutôt réalisées par injection d'acétate de cellulose, puis de polyamides, d'élastomères …
Le mobilier de jardin.
Les pièces industrielles de toutes sortes, pour l'industrie automobile, l'aéronautique ,l'aérospatiale , le médical, la parfumerie …représentent aujourd'hui l'essentiel des productions de la PLASTICS-VALLEE , et font appel à la plupart des polymères et des techniques de mise en œuvre.
|